En voici les points principaux :
Le Tribunal conclut "Qu'en l'état de ces textes (code générale des collectivités territoriales, article L 2333-26 et suivants, articles R 2333-43 et suivants), le législateur laïque et républicain, en effet, n'a point manifesté son souhait d'imposer les activités dites spirituelles, d'accueil, d'entraide et de partage, exemptes de rémunération, ce qui permet assurément à un accueil bénévole sur le chemin de St-Jacques d'affirmer qu'il "doit absolument persister dans notre société des espaces de vie bénévoles et non lucratifs, assurant une grande part du lien social;"...
Que cela permet également à l'accueil bénévole de considérer implicitement qu'il existe deux itinéraires, l'un touristique, commercial et onéreux, justifiant d'un paiement d'une Taxe d'Etat et un autre bien antérieur, sur lequel il (l'accueil) se trouve, le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, et où il accueille et héberge spirituellement, les pèlerins et notamment les plus démunis d'entre eux;...
En conséquence la collectivité territoriale n'a pas à réclamer la Taxe de Séjour.